lundi 7 mars 2011

Ce qui est difficle, c'est de prendre au sérieux les gens totalement cons.

Et ça l'est vraiment. Prenons ma belle soeur. Elle a un problème mental, j'en suis convaincu, mais comme il s'agit d'une bonne petite jeune fille de bonne famille, on ne le dit pas. On n'y pense même pas. Elle est "comme ça" et il n'y a pas de commisération dans ce "comme ça" - c'est juste définitif.

Ça veut juste dire qu'elle a ses idées, et on n'en discute pas.

Dans son petit univers protégé, elle se livre donc à des analyses de la société totalement surréalistes, mais ses parents l'écoutent toujours avec bienveillance et mème alors qu'elle ne dit que des horreurs, on rit quand elle exagère , ça l'agace et la met en colère, donc après on arrête de rire pour ne pas la vexer et provoquer des crises de colère.

Ça donne ça :

_ il y en a qui sont prêts à tout pour le pouvoir.

- Ah ouais.

- Même à des actes contre nature.

- Ah.

- Oui, il y a des hommes politiques qui font des pactes avec le diable.

La mère, riant : - Ma chérie ! Quoique, on peut dire ça, d'une certaine façon.

Belle soeur : - Mais je ne plaisante pas ! Ils organisent des messes noires et satan les aide.

La mère, avec l'air absent, genre je suis très occupée : - Mmmm, mmm, oui.

Belle soeur se tourne vers moi pour trouver un soutien :

-Ça ne te choque pas ?

- Si, si, si.

- C'est nul ! C'est une honte ! Et les journalistes ne disent rien !

(et là il faut prier pour qu'elle change de sujet)

Certes, on peut lui dire : mais tu te rends comtpe des conneries que tu dis ? Sauf que non, elle ne se rend pas compte. Pour elle, c'est vrai.


pas facile....

jeudi 17 février 2011

Ça fait plaisir de lire ça !

mercredi 16 février 2011

Comme cest compliqué, tout ça !

dimanche 16 janvier 2011

je suis tombée sur des photos de Lou Doillon et vu mon humeur d'aujourd'hui, je commente. Je ne dirai pas que je la trovue moche, mais si, tout de même : sauf qu'elle a tellement de caractère que ça compense. Mais pourquoi fait-on tout `plat de ces gens connus qui n'ont besoin de rien ?

samedi 8 janvier 2011

2h, dans la cuisine il fait froid, la nuit s’étend devant moi et je ne dormirai pas assez. Cet après-midi je me suis endormie sur le canapé du local du BDA, je me suis calée entre les coussins, les manteaux, près de fx et de Cécilia qui surveillait, je me suis endormie comme une gamine épuisée. Je vais à l’école pour dormir. Je vais à mes cours et tout se passe à merveille, le projet défendu ce midi plutôt réussi, cette multitude d’engagements sur la Journée Dédicaces, Artmaniak, NonFiction, les textes à écrire, les personnes à rencontrer. Peut-être que ce sont des choses qui me gardent accrochée, des choses qu’on fait sans se poser de questions, mais il va bien falloir retrouver aussi les sensations, le corps engagé, le corps sollicité, les yeux ouverts sur les couleurs, les peintures, la ville – les livres, les films – le corps suffisamment solide pour accompagner ma jument. Seule, je dois me reconstituer. Reprendre possession de chaque parcelle. Toucher, voir, sentir. Il faut que mon corps reprenne son existence, qu’il se sente battre. Il faut ça avant de penser à m’ouvrir aux autres, avant de penser à quelqu’un d’autre. L’oubli de son corps à lui, et la reconstruction du mien. Lui et moi nous n’avons plus rien à nous dire. Plus rien à faire ensemble. Quelque chose peut-être à reconstruire, de zero, dans quelques mois. Je ne regrette même plus cette rencontre ratée, cette histoire saccagée, je ne regrette plus rien – quelqu’un qui est capable de m’abandonner, de refuser de m’accompagner, de fermer les yeux devant ses responasbilités, quelqu’un qui préfère me dire bien en face : « je ne te répondrai pas et je serai un salaud » – alors c’est quelqu’un qui n’a pas le courage que je réclame. Il n’y a pas de solution miracle pour que j’aille mieux, il n’y a pas à attendre que par simple décision je puisse me sentir mieux demain. Tout ce que je ne réussis pas, tous ces échecs, tous ces dérapages, c’est une douleur pour moi autant qu’une colère pour lui. Douleur et colère qui aveuglent. Je ne voulais pas perdre de vue les très belles choses à vivre encore, ensemble. Je ne voulais pas oublier la très grande beauté de l’amour fou partagé cet été. Ce soir j’ai effacé tous les espoirs, ce soir je l’oublie, ce soir il a dit que je lui faisais peur, que j’étais folle, ce soir il m’a totalement abandonnée. « Débrouille toi ma belle dans ta tristesse engluante, débrouille toi dans tes pleurs ininterrompus, débrouille toi parce que moi je ne veux plus reparler de ce qui fait mal, de l’abandon dans lequel je t’ai plongé ». J’aurais aimé avoir en face de moi un garçon qui assume.